Les FAB (Functional Airspace Blocks)

A l’origine des FAB : le Ciel Unique Européen

Issue des règlements Ciel Unique de la Commission Européenne, la notion de FAB (Functionnal Airspace Blocs, blocs d'espace fonctionnels) a été initialement introduite dans le but de mettre en concurrence des prestataires de service de contrôle (ANSPi) sur un espace aérien donné regroupant un ou plusieurs pays. Sous la pression des syndicats, les États ont été amenés à s’opposer à ce dépeçage organisé du ciel européen. Le texte à été vidé de sa substance très libérale d’origine:
-  d’une part la responsabilité des États reste entière, dans un premier temps, pour la créations de ces blocs d’espace - c’est l’approche « bottom-up » (du bas vers le haut)
- d’autre part l’aspect mise en concurrence, comme principe fondateur, à été enlevé.

Grâce à l’approche bottom-up, obtenue par les mobilisations de ces dernières années, les syndicats sont informés et impliqués à toutes les étapes de la création d’un FAB.

Les FAB en 18 questions : cliquez ICI


« Consolidation », la logique européenne

En obligeant les prestataires de services à se regrouper au sein des mêmes blocs (FAB), la Commission européenne espère en réduire le nombre et faire disparaître les plus petits (absorbés au sein de gros prestataires régionaux). De la même façon que la libéralisation du transport aérien à la fin des années 80 a amené des fusions de compagnies aériennes (Air France et KLM plus récemment par exemple), elle espère voir se constituer de grands ensembles dans le contrôle aérien. Ce processus vu de Bruxelles s’appelle « consolidation » ou « défragmentation », termes polis pour parler de restructuration.
Nous refusons cette logique (dont l’efficacité reste largement à démontrer) car derrière chacun de ces projets de fusion se cachent les mêmes dangers pour les personnels concernés : diminution du nombre de centres d’exploitation, changement de statut, diminution du nombre d’emploi… tout cela dans le seul but avoué de réduire les coûts (rien sur la sécurité).
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Une autre voie : le modèle coopératif « non fusionnel »

Ce modèle a pour but de bâtir les futurs FAB par un accord de coopération renforcée entre les pays concernés, sur plusieurs domaines techniques : réseau de routes, gestion des flux, harmonisation technique, procédures, délégations d’espaces etc... mais sans fusion des prestataires concernés. Un ensemble de domaines sur lesquels une coopération renforcée peut apporter une amélioration certaine du service rendu en matière de sécurité, de capacité et d’efficacité des vols. Nous défendons clairement ce type de FAB « coopératifs » à l’opposé des modèles de FAB « fusionnels ».

Nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls en Europe à défendre ce modèle de FAB coopératif. L'ETF-ATM travaille sans relâche dans le cadre du dialogue social européen afin d’imposer une alternative crédible aux volontés de restructuration de la Commission européenne, et s'appuie en France sur ses composantes confédérées : SPAC-CFDT, SNAC-CFTC, USAC-CGT, SNNA-FO, SNPACM-FO, et UNSA.