EG encadrement : Une réforme nécessaire pour briser les corporatismes

Première réunion des États généraux encadrement et premières joutes pour trouver un accord sur le mandat. Ça promet. L'USAC-CGT met en avant une réduction sensible des disparités salariales entre corps et une gestion non corporatiste des emplois du domaine étude encadrement. Le SNCTA veut maintenir, voire accroître ces disparités.

Pourquoi des états généraux alors que la formule échoue ailleurs ?

Les discussions de cette première réunion avaient pour but de s'accorder sur un mandat à proposer au CTPi DGAC du 20 septembre. La deuxième réunion est prévue en novembre, après les élections. Le texte initial de ce mandat a été rédigé par le secrétariat général. Il met en évidence au travers de ces circonvolutions et précautions de langage qui finissent par brouiller le sens des phrases,  la difficulté de la tâche. Le premier point mis en débat par l'USAC-CGT est la méthode : pourquoi des états généraux ? Les états généraux retraite Icna n'intéressent pas grand monde, les états généraux IESSA sont une usine à gaz stérile. Pourquoi alors risquer l'enlisement pour un sujet sensible qu'il est  indispensable de traiter efficacement, comme le demande l'USAC-CGT depuis des années. Le prochain protocole couvrira les années 2013/2015. Des GT de préparation de ce protocole, hors mises en scène stériles, inutiles et coûteuses auraient été un meilleur choix si l'on veut vraiment que cela aboutisse. L'USAC-CGT s'emploiera à ce que ce sujet soit traité efficacement et que des résultats concrets en sortent, tant sur le plan de l'équité salariale que de la gestion non corporatiste des emplois. L'USAC-CGT en fera un des enjeux du prochain protocole.

Réduire les écarts de rémunération et gérer les emplois hors pressions catégorielles

Le point central, déterminant pour la suite des travaux, relève de la notion «d'équilibres entre les corps ». Pour le SNCTA, il faut « préserver les équilibres », autrement dit, maintenir les disparités salariales et assurer une priorité aux ICNA sur les postes à recouvrement. L'USAC-CGT a clairement menacé de stopper toute discussion si ces principes étaient maintenus. Le mandat ne devrait donc pas reprendre cette exigence sans quoi le CTP DGAC du 20 septembre risque d'être à nouveau animé... et les états généraux très mal engagés. La question des énormes écarts salariaux entre agents de corps différents tenant les mêmes postes doit également être traitée. Le secrétariat général semble très frileux sur ce point. Pour l'USAC-CGT, c'est incontournable. Il faudra de l'opiniâtreté et de la constance pour qu'en cas de réforme dans ce domaine, chacun s'y retrouve, IEEAC, Attachés, IESSA, TSEEAC, ICNA et contractuels. Il faut pour cela être en mesure d'écarter les positions catégorielles sur lesquelles on ne peut rien construire ensemble. Les personnels peuvent compter sur l'USAC-CGT, seule force capable de porter haut la voix de tous les personnels pour défendre des propositions allant dans le sens d'une réelle équité et d'une gestion des emplois fondée sur la valeur professionnelle des cadres et experts.

09/09/2011
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