(UL CGT Roissy)

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Union Locale des syndicats CGT de la plate-forme aéroportuaire de Roissy CDG
Mis à jour : il y a 9 heures 19 min

Courrier de l'intersyndicale AIR FRANCE

mer, 13/06/2018 - 18:33

Courrier de l'intersyndicale AIR FRANCE adressé à la présidente d'AIR FRANCE KLM.

Madame la Présidente,
Roissy, le 12 juin 2018,
Société AIR FRANCE - KLM
Madame Anne-Marie COUDERC
Présidente
Esplanade des Invalides
2 rue Robert Esnault Pelterie
75007 PARIS

Madame la Présidente,

La consultation des salariés, organisée sous la Présidence de Jean-Marc Janaillac au sujetde l'accord salarial proposé par la direction d'Air France dans sa version du 16 avril 2018 a débouché sur l'expression incontestable (périmètre, participation, résultat largement majoritaire) du refus de celui-ci par les salariés.
Par un courrier du 18 mai 2018 signé de l'ensemble des organisations syndicales de l'Intersyndicale Air France, nous avons donc naturellement souhaité vous saisir de l'urgence sociale au sein de l'entreprise, particulièrement au vu des déclarations du Conseil d'administration d'Air France : « il n'y aura pas de mandat pour négocier de hausses de salaire » sans remettre en cause le projet d'entreprise de moyen terme. Cette attitude est fermée et est profondément déconnectée de la réalité : un accord sur les salaires est obligatoire afin d'envisager sereinement l'avenir.
Conscients qu'il vous fallait disposer de temps pour prendre la mesure de ce qui paralyse aujourd'hui Air France, nous avons accepté votre calendrier de rencontres bilatérales.
Par contre vous n'avez pas souhaité rencontrer les organisations de l'intersyndicale
ensemble, limitant les échanges aux seules organisations « représentatives ».

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La CGT appelle à une large mobilisation le 26 mai

ven, 25/05/2018 - 14:46

N° 21 - Roissy, 05/2018
Engagée aux cotés des salariés dans de nombreuses luttes au sein des entreprises, des services publics pour l'égalité, la justice sociale et la solidarité la CGT propose une nouvelle journée de mobilisation le samedi 26 mai 2018.
Il s'agit de rassembler la jeunesse, les retraités, les salariés en emploi et hors de l'emploi, les précaires ainsi que toutes celles et ceux qui, solidaires des luttes en cours, ne sont pas encore engagés dans l'action.
Des initiatives diverses seront organisées localement, dans tous les départements, pour permettre au plus grand nombre d'y participer.
Partout, la CGT appelle d'autres forces sociales à « une marée populaire pour l'égalité, la justice sociale et la solidarité » qui doit déferler pour imposer une autre répartition des richesses dans notre pays.
Faut-il rappeler que la France est le premier pays au monde en matière de dividendes versés aux actionnaires, soit l'équivalent de 407 milliards d'euros en 10 ans. Cela au détriment de l'intérêt général et du pouvoir d'achat.
Compte tenu de l'urgence sociale, la CGT a pris la décision de construire cet appel avec d'autres organisations syndicales, associatives et politiques dans le respect des périmètres d'intervention et des prérogatives de chacune des organisations. La CGT reste ainsi fidèle à ses principes d'indépendance tout en favorisant l'expression du plus grand nombre de citoyens.
Pour la CGT, cet appel est complémentaire aux autres mobilisations en cours, déjà programmées et celles à venir.
À ce titre, la CGT poursuivra sa démarche de rassemblement des salariés et des différents syndicats dans l'unité la plus large, à l'image de ce qui fait dans de nombreuses professions, services ou entreprises.
La réussite de cette journée d'action sera un nouveau cap dans la construction d'un rapport de force indispensable à développer pour contrer les mauvais coups du patronat, du président Macron et de sa majorité parlementaire, et pour faire valoir l'exigence d'autres choix économiques et sociaux.

Montreuil, le 16 mai 2018
La CGT appelle à une large mobilisation le 26 mai
Marée populaire pour l'égalité, la justice sociale et la solidarité le 26 Mai 2018
Le Syndicat CGT Air France appelle l'ensemble des salariés d'Air France à se mettre en grève de 1h à 24h le 26 mai 2018 et à participer massivement aux manifestations organisées partout dans le pays.
Pour la région parisienne : RDV à 14H30 - PARIS GARE DE L'EST

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ET SAMEDI 26 MAI PARTICIPATION A LA MAREE POPULAIRE

ven, 18/05/2018 - 15:13

Malgré l'offensive généralisée du gouvernement et du patronat contre le monde du travail, depuis plusieurs semaines de nombreux salarié(e)s sont en lutte pour faire entendre leurs revendications et s'opposer à la destruction de leurs droits : cheminot(e)s, fonctionnaires, énergéticien(e)s, salarié(e)s des EPHAD, de Carrefour, d'Air France, d'ADP, de Mc Donald, …

TOUS ENSEMBLE MARDI 22 MAI - 14 H - PLACE DE LA RÉPUBLIQUE, pour l'emploi, l'augmentation des salaires et minima sociaux, pour la protection sociale, pour la défense et le développement des services publics, pour le droit à la formation pour tous les jeunes sans sélection à l'entrée de l'université.

L'UNION LOCALE DE ROISSY APPELLE À UNE LARGE MOBILISATION LE 26 MAI Engagée aux cotés des salarié(e)s dans de nombreuses luttes au sein des
entreprises, des services publics, pour l'égalité, la justice sociale et la solidarité, la CGT propose une nouvelle journée de mobilisation le samedi 26
mai 2018.

SOYONS NOMBREUX POUR MANIFESTER DANS L'UNITÉ A PARIS

RENDEZ-VOUS GARE DE L'EST À 14 H 30

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LES ROUTES DE L'ESCLAVAGE

ven, 18/05/2018 - 14:27

Arrachés violemment à leur terre et à leurs proches, ils furent des millions à se retrouver enchaînés, entassés comme des bêtes dans des bateaux, contraints à traverser à pied forêts ou déserts dans des conditions tellement inhumaines que presque la moitié d'entre eux en mouraient.

Ce crime effroyable, qui a dévasté l'Afrique subsaharienne, a pris de nombreux visages au cours des siècles. Car ses exécuteurs et ses commanditaires sont issus de tous les horizons : de l'Afrique elle-même avec la traite interne, des différentes terres musulmanes avec les traites orientales, de l'Europe avec la traite atlantique.

Pour comprendre l'ampleur et la complexité historique de l'esclavage des Noirs, il faut donc en faire la géographie, qui passe par les routes des différentes traites. C'est cette synthèse que Catherine Coquery-Vidrovitch nous présente ici avec rigueur et pédagogie, loin de toute polémique. Elle s'appuie sur son savoir immense d'historienne de l'Afrique, mais aussi sur le riche matériau réuni dans une série de quatre films intitulée Les Routes de l'esclavage, diffusée par la chaîne ARTE, dont elle a été la conseillère historique, et où interviennent les meilleurs spécialistes issus de nombreux pays.

Un ouvrage aussi passionnant que terrible, qui révèle les rouages d'un système criminel sur lequel s'est construit en grande partie notre monde actuel.

http://www.albin-michel.fr/ouvrages/les-routes-de-lesclavage-9782226400741

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LA FORME DE L'EAU

jeu, 08/03/2018 - 15:47

Modeste employée d'un laboratoire gouvernemental ultrasecret, Elisa mène une existence morne et solitaire, d'autant plus isolée qu'elle est muette. Sa vie bascule à jamais lorsqu'elle et sa collègue Zelda découvrent une expérience encore plus secrète que les autres…

Un amour au premier regard. Le motif romantique par excellence. Personne n'est dupe, mais peu importe, on a tous été bercés par divers histoires de coup de foudre et autres contes romanesques, alors pourquoi se braquer au prétexte que l'un des deux amoureux est une étrange créature couverte d'écailles ? Cette question, puisqu'elle revient à interroger les critères qui distinguent « humains » et « monstres », incorpore parfaitement cette passion dans la filmographie de Guillermo del Toro dont on connaît, depuis maintenant un quart de siècle, le goût pour cette thématique philosophique, dans la droite lignée de l'empreinte qu'a su laisser Tim Burton sur le cinéma fantastique.

Après deux films qui sont loin d'avoir fait l'unanimité (Pacific Rim et Crimson Peaks), del Toro semble avoir entendu le reproche qui leur fut fait, celui de quelque peu délaisser ses personnages au profit d'une recherche esthétique et technique, puisqu'il a fait le choix de revenir à la quintessence de son cinéma, tel qu'il l'avait atteint dans son Labyrinthe de Pan. Le dispositif est d'ailleurs relativement similaire : celui de placer dans un contexte historique tendu (en l'occurrence, les Etats-Unis du début des années 60, alors que la guerre froide était à son paroxysme) un élément fantastique qui va exacerber les pires comme les meilleures attitudes humaines.
Dans le Labyrinthe de Pan, c'était l'émancipation de la jeune Ofelia qui naissait de sa rencontre avec le faune, ici ce sont les sentiments amoureux d'Elisa qui forment la finalité de cette fable.

Plutôt qu'un conte de fées enfantin, c'est le classique du film de monstre L'Etrange Créature du Lac Noir qui sert cette fois de catalyseur à l'imaginaire de Guillermo del Toro. A la différence du chef-d'œuvre de Jack Arnold, dans lequel l'expédition américaine rencontre la créature en Amazonie, le scénario de del Toro imagine le retour de ces militaires avec « l'actif », comme ils l'appellent, dans leur cargaison. Cette différence de contexte est l'occasion pour le cinéaste mexicain de dépeindre une Amérique faussement idyllique, comme un miroir de ce qu'elle est aujourd'hui. Autour de l'histoire qui va naître, la direction artistique est minutieusement travaillée pour alimenter les nombreuses thématiques présentes dans le scénario, à commencer par une dénonciation frontale de la société de consommation, présentée comme antagoniste de l'amour.

Mais là où son long-métrage parvient à créer une intensité émotionnelle à l'état pur, c'est assurément dans l'alchimie que la mise en scène parvient à faire naître entre ses deux personnages principaux. Les prestations des acteurs n'y sont évidemment pas non plus pour rien. Face à Doug Jones, qui a déjà interprété presque toutes les créatures du bestiaire de del Toro, Sally Hawkins fait preuve d'un charme magnétique irrésistible. En plus de se donner le défi d'exprimer son amour sans mot dire (ce qui, déjà, est une performance comme les aime beaucoup l'Académie), elle parvient à exprimer une candeur et une sensibilité qui la rendent bouleversante.

En plus de ces deux êtres marginaux qui apprendront à communiquer à la seule force de leur amour, del Toro imagine un colocataire gay et fantasque (qui lui sert par ailleurs de narrateur), un scientifique russe pris entre deux feux, ainsi qu'une collègue afro-américaine. Autant dire que l'Amérique, telle qu'elle apparaît ici, est composée de minorités, toutes désocialisées à leur façon. Le discours politique de cette version moderne de La Belle et la Bête, est donc avant tout une dénonciation de la discrimination et du communautarisme qui gangrènent les Etats-Unis de l'ère Trump.

Et pourtant, le grand méchant n'est pas alimenté par cette haine de l'autre. Le personnage de Michael Shannon est un être certes détestable, mais la façon dont ses motivations sont purement professionnelles, alors qu'il apparaît à coté comme un bon père de famille, voire même comme étant celui auquel il est le plus facile de s'identifier, nuance habilement le caractère manichéen propre au cabotinage de l'acteur.

Ce général antipathique est-il l'individu le plus humain, victime des normes sociales qui lui sont imposé, ou au contraire le plus monstrueux du film ?
Ce doute moral plane sur la fin ouverte, qui elle-même rend discutable l'affirmation comme quoi une histoire d'amour mène automatiquement vers un happy end romanesque.

Guillermo del Toro nous laisse face à toutes ces questions insolubles – comme le faisait Burton avant lui – qui ne cesseront de nous hanter, au même titre que la beauté des images, tant en termes de photographie que de cadrage, avec laquelle il a filmé cette histoire d'amour brute comme un diamant.

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Travailleurs sans papiers GLS à Roissy

jeu, 08/03/2018 - 15:25

Leur lutte, c'est la nôtre !

La direction de GLS a assigné en référé, le 21 février 2018, nos camarades sans-papiers afin d'obtenir l'évacuation des locaux.

Le juge a renvoyé l'affaire au 07 mars 2018 mais nous a demandé d'évacuer le site sous 24 heures.

Nous avons donc jusqu'au 07 mars pour mettre la pression sur GLS afin d'obtenir la régularisation de nos camarades sans-papiers.

Au bout de 16 jours de lutte, la direction de GLS durci le ton

Elle se refuse à toute régularisation et empêche 14 salariés de rentrer de nouveau dans l'entreprise, après être sortis pour se laver (ils ne sont plus que 20 à occuper l'entreprise).

GLS est un boulimique du travail intérimaire : 40 % en moyenne sur l'année pour une entreprise qui compte 1 400 salariés !

Et il dit n'être responsable de rien. Le comble est que GLS est un récidiviste, il y a une dizaine d'années, il a déjà été épinglé sur cette question.

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