(UL CGT Roissy)

Syndiquer le contenu Union locale CGT de Roissy CDG
Union Locale des syndicats CGT de la plate-forme aéroportuaire de Roissy CDG
Mis à jour : il y a 10 heures 55 min

Répression syndicale au Ministère du travail : Une inspectrice du travail de Seine-Saint-Denis suspendue de ses fonctions et traduite devant le conseil de discipline ! RASSEMBLEMENT LE 14 DÉCEMBRE A PARIS & PÉTITION EN LIGNE

jeu, 30/11/2017 - 14:23

Le 14 novembre dernier, une Inspectrice du travail a été suspendue de ses fonctions pour « faute grave » par la direction du ministère du travail, jusqu'à la tenue d'une commission disciplinaire programmée le 14 décembre.

Quelle est cette « faute grave » ? Interviewée par un journaliste lors d'une manifestation publique, elle a osé porter la parole du syndicat SUD-Travail Affaires Sociales en interpellant la ministre du travail Mme PÉNICAUD au sujet de la politique de suppression massive de postes au sein de son ministère, qui met son service public dans l'impossibilité de fonctionner.

Peu de temps auparavant, deux autres agents du même ministère membres du syndicat CGT-TEFP avaient fait l'objet d'un blâme pour leur action de soutien aux travailleurs sans-papiers. Très récemment un quatrième a fait l'objet d'un rappel à l'ordre pour sa participation, toujours dans un cadre syndical, à une réunion publique critiquant la réforme actuelle du droit du travail.

Ces sanctions et ces menaces représentent une atteinte grave à la liberté d'expression et au droit syndical, pourtant garantis par la Constitution :

Pour les fonctionnaires et les syndicalistes du ministère du travail d'abord , qui sont privés du droit reconnu à tout citoyen, d'exprimer leurs opinions et d'être défendus par l'intermédiaire de leurs organisations syndicales ;

Pour les organes de presse ensuite, qui ne sont plus à mêmes de citer leurs sources sans les mettre immédiatement en danger face à leur employeur ;

Pour toutes et tous un nouvel espace de liberté se ferme sans aucune raison valable.

La multiplication de ces procédures et menaces constituent autant de manœuvres visant à intimider tous ceux qui voudraient exprimer une simple appréciation critique ou leur opposition et résister aux politiques actuelles.

Pour la défense de la liberté d'expression, les signataires de cette pétition demandent l'arrêt de la procédure disciplinaire à l'encontre de l'Inspectrice du travail, et le retrait des sanctions prononcées à l'encontre des agents du Ministère.

Signez la pétition en ligne : ICI

La pétition sera remise au Directeur des ressources humaines du ministère du travail, Monsieur Joël BLONDEL et à la Ministre du travail, Madame Muriel PÉNICAUD

PARTICIPEZ AU RASSEMBLEMENT NATIONAL à l'occasion de la CAP disciplinaire de l'Inspectrice du travail suspendue appelé par les syndicats CGT-SUD-SNU-CNT du Ministère du travail le 14 décembre 2017 Avenue Duquesne, métro Ecole militaire, à partir de 14h
Catégories: Sortir de sa bulle

En Seine-Saint-Denis : pour la CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF La Loi Travail XXL, c'est toujours non ! Le 16 novembre nous appelons à la mobilisation !

jeu, 02/11/2017 - 18:13

Les organisations syndicales de Seine-Saint-Denis se félicitent de l'élargissement du cadre unitaire national contre les ordonnances Macron. Cela correspond à ce que nous constatons sur le terrain, ou chez de plus en plus de salariés. La conscience grandit sur l'enjeu de la mobilisation et la cohérence des ordonnances et des autres projets en cours et à venir.

Au lieu d'entendre l'exaspération et le souhait qui monte dans le pays de toutes autres mesures, favorables à l'emploi, aux salaires, aux services publics, à l'investissement, le Président continue à distiller des propos méprisant vis-à-vis de ceux qui se mobilisent contre la casse de l'emploi. Ces vaines tentatives de mises à l'index et de division peu dignes d'un chef de l'Etat, n'ont cependant aucune prise sur l'opinion publique qui rejette très majoritairement ces ordonnances.

Les ordonnances Travail, sous couvert de pragmatisme, sont en réalité des prescriptions idéologiques, libérales, un recyclage des vieilles lunes du MEDEF qui ont partout démontré leur échec. Ces orientations vont toujours dans le même sens : plus de précarité et de flexibilité pour les salariés, plus de « souplesse » et de facilité à licencier pour les entreprises. Elles aggravent la loi travail El Khomri dont nous demandons toujours l'abrogation en faisant primer les accords d'entreprises au détriment des garanties collectives et du code du travail.

Des questions essentielles sont au coeur des 5 ordonnances : salaires, temps de travail, emplois, licenciements facilités, plafonnement des indemnités des licenciements abusifs, référendum d'entreprise à l'initiative de l'employeur, fusion des
instances représentative du personnel, CHSCT supprimés, CDI précaire avec les contrats de « chantier »… L'inversion de la hiérarchie des normes, poussée jusqu'au bout, comme le souhaite le gouvernement Macron, ce n'est plus de norme du tout, avec le retour à l'individualisation complète du contrat de travail !

Toutes ces mesures partent du postulat que la réglementation du travail est un frein à l'embauche ! FAUX comme le démontrent l'OCDE, l'OIT, la Banque mondiale et la note de l'INSEE de juin 2017. Par ailleurs, le Conseil Constitutionnel a déclaré un élément de ces textes, le référendum d'entreprise, pour partie non conforme et émis une réserve d'interprétation sur les accords de « compétitivité ». Les Dockers, les routiers ont obtenu des garanties qui ouvrent des brèches dans les ordonnances. Ce sont autant d'éléments qui donnent des points d'appuis pour amplifier la mobilisation.
Après le code du travail, le gouvernement veut attaquer les statuts des agents de la fonction publique et amplifier la maltraitance des services publics et des fonctionnaires avec le gel des salaires, le jour de carence et un énorme plan social de suppressions de 120.000 postes. Les chômeurs, dont le gouvernement d'Emmanuel Macron souhaite abaisser les droits, les retraités, dont les pensions vont subir une augmentation de la CSG, les jeunes, qui voient leurs droits attaqués (APL…), la suppression de cotisations sociales sont aussi dans la ligne de mire d'un pouvoir qui ambitionne de se servir sur nos droits collectifs et notre pouvoir d'achat pour servir les profits et les dividendes ! Les entreprises du CAC 40 qui ont versé 35 milliards d'€ à leurs actionnaires au 1er semestre 2017 peuvent dormir sur leurs deux oreilles !

Nous ne nous résignons pas à cette perspective ! Nous avons des propositions pour sortir de ce cycle infernal : austérité, baisse des droits des salariés, déflation salariale, chômage, précarité, travailleurs pauvres ! L'augmentation des salaires, la réduction du temps de travail, de nouveaux droits pour les salariés et leurs représentants, sont gage d'efficacité économique et sociale. Nous appelons les salariés à organiser des assemblées générales au sein des entreprises, des administrations, dans l'unité la plus large, afin de débattre de ces questions et d'envisager collectivement les modalités d'action pour la journée du 16 et les suites coeur des lieux de travail.

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF de la Seine-Saint-Denis appellent les salarié-e-s, les jeunes, les retraité-e-s, les privé-e-s d'emploi à se mobiliser et à amplifier la mobilisation, dans l'action et la grève, pour contrer cette Loi Travail XXL et ouvrir des perspectives porteuses de progrès social.

Le 16 novembre, exigeons le RETRAIT de la Loi Travail XXL ! Toutes et tous en grève et en manifestation à Paris
République 14h -

Bobigny le, 31 octobre 2017.

Catégories: Sortir de sa bulle

Contre les ordonnances Macron - Grève nationale interprofessionnelle le 16 novembre 2017

mer, 25/10/2017 - 17:20

CGT – FO – Solidaires – UNEF – UNL – FIDL

Pour les organisations syndicales de salariés, d'étudiants et de lycéens CGT – FO – Solidaires – UNEF – UNL – FIDL réunies le 24 octobre 2017, un constat s'impose, celui d'une politique libérale visant à accroitre les inégalités au profit d'une minorité.

Qu'il s'agisse :

de nombreuses dispositions inacceptables des ordonnances, limitant des droits des salariés-es ;
des risques qui pèsent sur les droits des salariés-es et demandeurs d'emploi en matière d'assurance chômage ou de formation professionnelle ;
de mesures précarisant toujours un peu plus l'emploi et l'insertion des jeunes sur le marché du travail ;
de la remise en cause des droits à l'avenir des jeunes par l'instauration d'une sélection à l'entrée de l'enseignement supérieur ;
de la modération salariale et de l'augmentation de la CSG ;
des atteintes au service public et à la protection sociale ;

Les organisations signataires s'adressent solennellement au gouvernement afin qu'il prenne en considération les attentes sociales multiples qui s'expriment dans le public et le privé, par les actifs, les jeunes, les demandeurs d'emploi et les retraités-es.

Compte tenu de la gravité de la situation, elles décident de faire du 16 novembre 2017 une journée de mobilisation interprofessionnelle, étudiante et lycéenne, par des grèves et manifestations.

Elles invitent les autres organisations syndicales et de jeunesse à s'y associer.

Paris, le 24 octobre 2017

Catégories: Sortir de sa bulle

En Seine-Saint-Denis : pour la CGT, FO, FSU, Solidaires, CFE-CGC, UNEF La Loi Travail XXL, c'est toujours non ! Le 21 septembre nous appelons à la mobilisation !

ven, 15/09/2017 - 11:29

Les organisations syndicales de Seine-Saint-Denis se félicitent du succès de la journée de mobilisation du 12 septembre. Nombreuses et nombreux ont été celles et ceux qui se sont mobilisé-e-s sur le département. La manifestation parisienne a accueilli 60 000 personnes (500 000 dans toute la France dans 200 manifestations). Le sentiment qui prédominait était la détermination pour tous les manifestants, bien conscients des coups portés au monde du travail.

Par ailleurs, nous condamnons les propos du Président de la République qui a déclaré « qu'il ne cédera rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes ». On mesure le mépris profond d'Emmanuel Macron pour le peuple qui avait déjà tenu des propos dédaigneux sur les « illettrés », les chômeurs qui doivent se « battre » au lieu d'attendre « tout de l'autre », ceux qui feraient mieux de travailler pour s'acheter un costard et sur « les gens qui ne sont rien ».

La réalité des ordonnances sur la réforme du code du travail se fait jour aux yeux du plus grand nombre et déjà 65% de la population les rejettent ! En effet, le texte gouvernemental, sous couvert de pragmatisme, est en réalité un document idéologique, libéral, un recyclage des vieilles lunes du MEDEF qui ont pourtant partout démontré leur échec. Ces orientations vont toujours dans le même sens : plus de précarité et de flexibilité pour les salariés, plus de « souplesse » et de facilité à licencier pour les entreprises. Elles aggravent, la loi travail El Khomri dont nous demandons toujours l'abrogation, en faisant primer les accords d'entreprises au détriment des garanties collectives et du code du travail.

Ce projet de « réforme » part du postulat que la réglementation du travail est un frein à l'embauche ! FAUX comme le démontrent l'OCDE, l'OIT, la Banque mondiale et la note de l'INSEE de juin 2017. Des questions essentielles sont au coeur des 5 ordonnances : salaires, temps de travail, emplois, licenciements facilités, plafonnement des indemnités des licenciements abusifs, référendum d'entreprise à l'initiative de l'employeur, fusion des instances représentative du personnel, CHSCT supprimés, CDI précaire avec les contrats de « chantier »… L'inversion de la hiérarchie des normes, poussée jusqu'au bout, comme le souhaite le gouvernement Macron, ce n'est plus de norme du tout, avec le retour à l'individualisation complète du contrat de travail !

Après le code du travail, le gouvernement veut attaquer les statuts des agents de la fonction publique et amplifier la maltraitance des services publics et des fonctionnaires avec le gel des salaires, le jour de carence et un énorme plan social de suppressions de 120.000 postes. Les chômeurs, dont le gouvernement d'Emmanuel Macron souhaite abaisser les droits, les retraités, dont les pensions vont subir une augmentation de la CSG, les jeunes, qui voient leurs droits attaqués (APL…), la suppression de cotisations sociales sont aussi dans la ligne de mire d'un pouvoir qui ambitionne de se servir sur nos droits collectifs et notre pouvoir d'achat pour servir les profits et les dividendes ! Les entreprises du CAC 40 qui ont versé 35 milliards d'€ à leurs actionnaires au 1er semestre 2017 peuvent dormir sur leurs deux oreilles !

Nous ne nous résignons pas à cette perspective ! Nous avons des propositions pour sortir de ce cycle infernal : austérité, baisse des droits des salariés, déflation salariale, chômage, précarité, travailleurs pauvres ! L'augmentation des salaires, la réduction du temps de travail, de nouveaux droits pour les salariés et leurs représentants, sont gage
d'efficacité économique et sociale. Nous appelons les salariés à organiser des assemblées générales au sein des entreprises, des administrations, dans l'unité la plus large, afin de débattre de ces questions et d'envisager collectivement les modalités d'action au coeur des lieux de travail.

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, CFE-CGC, UNEF de la Seine-Saint-Denis appellent les salarié-e-s, les jeunes, les retraité-e-s, les privé-e-s d'emploi à se mobiliser et à amplifier la mobilisation, dans l'action et la grève, pour contrer cette Loi Travail XXL et ouvrir des perspectives porteuses de progrès social.

Le 21 septembre, exigeons le RETRAIT de la Loi Travail XXL ! Manifestation à Paris - 14h : Montparnasse (place du 18 juin 1940)

Bobigny le, 13 septembre 2017.

Catégories: Sortir de sa bulle

Les fédérations Transports CGT et FO appellent à la grève illimitée le 25 septembre

ven, 15/09/2017 - 10:27

Après avoir appelé de concert à se mobiliser et descendre dans la rue le 12 septembre, les fédérations Transport de Force ouvrière et de la CGT ont organisé une conférence de presse pour annoncer une grève reconductible dans les transports à partir du 25 septembre. Jérôme Vérité, secrétaire général de la CGT Transport, a rappelé que les entreprises du transport avaient lancé des centaines d'appel à la grève pour la journée du 12 septembre. « Les entreprises du transport sont fortement impactées par les ordonnances Macron », a-t-il déclaré. « Ces ordonnances menacent nos primes d'ancienneté, et écartent le dialogue social dans les entreprises de moins de 20 salariés », a-t-il ajouté.

Autre menace sur le secteur des transports : « le renoncement d'Emmanuel Macron à réformer la directive détachement lors de sa tournée européenne. Et d'ajouter : « Macron aurait passé un accord avec les pays de l'Est pour sortir les salariés en cabotage de la directive détachement. C'est un retour en arrière qui est une véritable catastrophe ! », s'est indigné Jérôme Vérité. Une analyse partagée par Patrice Clos, secrétaire général de Gefco, la fédération des transport FO. « Ces ordonnances devraient aussi avoir un impact négatif sur le travail de nuit, et favoriser le moins-disant social. Nous appelons donc l'ensemble des syndicats à mener des actions fortes et puissantes », a-t-il déclaré. FO Transports soutient par ailleurs l'appel à la mobilisation du 21 septembre lancé par la CGT.

Patrice Clos a également rappelé que la mobilisation des transporteurs en 2016 contre la loi El Khomri avait fait reculer le gouvernement de Manuel Valls, qui avait dû retirer l'article 2 de ce projet de loi. « Nous demandons toujours l'abrogation de la loi El Khomri et nous nous battons pour le retrait des ordonnances Macron », a ajouté Patrice Clos. Jean-Louis Delaunay, secrétaire fédéral Transports CGT, a informé que des contacts avaient été pris avec l'Unsa Transports, qui pourrait également se joindre au mouvement. La CFDT et la CFTC ont par ailleurs appelé à la grève à partir du 18 septembre.

Catégories: Sortir de sa bulle

En Seine-Saint-Denis : pour la CGT, FO, FSU, Solidaires, CFE-CGC, UNEF la Loi Travail XXL, c'est toujours non ! Le 12 septembre nous appelons à la mobilisation !

mar, 05/09/2017 - 09:06

Le Président de la République a lancé en plein été des « concertations » sur la réforme du droit du travail,proclamant son ouverture au dialogue. Au même moment la presse publiait un avant-projet de loi quasiment ficelé, reprenant toutes les revendications régressives du Medef, dont le gouvernement démentait le contenu. Pourtant c'est bien le scénario du pire qui s'est confirmé le 31 août lors de la présentation des 5 ordonnances.

Ce projet de « réforme » part du postulat que la réglementation du travail est un frein à l'embauche ! FAUX comme le démontrent l'OCDE, l'OIT, la Banque mondiale et la note de l'INSEE de juin 2017. Le texte gouvernemental, sous couvert de pragmatisme, est en réalité un document idéologique, libéral, qui recycle les vieilles lunes du MEDEF, qui ont pourtant partout démontré leur échec. Ces orientations vont toujours dans le même sens : plus de précarité et de flexibilité pour les salariés, plus de « souplesse » et de facilité à licencier pour les entreprises. Elles aggravent, la loi travail El Khomri dont nous demandons toujours l'abrogation, en faisant primer les accords d'entreprises au détriment des garanties collectives et du code du travail.

Des questions essentielles sont au coeur des 5 ordonnances : salaires, temps de travail, emplois, plafonnement des indemnités des licenciements abusifs, référendum d'entreprise à l'initiative de l'employeur, fusion des instances représentative du personnel, CDI précaire avec les contrats de « chantier »…

L'inversion de la hiérarchie des normes, poussée jusqu'au bout, comme le souhaite le gouvernement Macron, ce n'est plus de norme du tout, avec le retour à l'individualisation complète du contrat de travail !

Par ailleurs, le gouvernement souhaite ouvrir la voie à une attaque des statuts des agents de la fonction publique et amplifier la maltraitance des services publics et des fonctionnaires avec le gel des salaires et un énorme plan social de suppressions de 120.000 postes. Les chômeurs, dont le gouvernement d'Emmanuel Macron souhaite abaisser les droits, les retraités, dont les pensions vont subir une augmentation de la CSG, les jeunes, qui voient leurs droits attaqués (APL…), la suppression de cotisations sociales sont aussi dans la ligne de mire d'un pouvoir qui ambitionne de se servir sur nos droits collectifs et notre pouvoir d'achat pour servir les profits et les dividendes ! Les entreprises du CAC 40 qui ont versé 35 milliards d'€ à leurs actionnaires au 1er semestre 2017 peuvent dormir sur leurs deux oreilles !

Nous ne nous résignons pas à cette perspective ! Nous avons des propositions pour sortir de ce cycle infernal : austérité, baisse des droits des salariés, déflation salariale, chômage, précarité, travailleurs pauvres ! L'augmentation des salaires, la réduction du temps de travail, de nouveaux droits pour les salariés et leurs représentants, sont gage d'efficacité économique et sociale. Nous appelons les salariés à organiser des assemblées générales au sein des entreprises, des administrations, dans l'unité la plus large, afin de débattre de ces questions et d'envisager collectivement les modalités d'action au coeur des lieux de travail.

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, CFE-CGC, UNEF de la Seine-Saint-Denis appellent les salarié-e-s, les jeunes, les retraité-e-s, les privé-e-s d'emploi à se mobiliser le 12 septembre, dans l'action et la grève, pour contrer cette Loi Travail XXL et ouvrir des perspectives porteuses de progrès social.

Le 12 septembre, exigeons le RETRAIT de la Loi Travail XXL ! Manifestation à Paris - 14h : Bastille - Place d'Italie

Bobigny le, 4 septembre 2017.

Catégories: Sortir de sa bulle

Loi travail XXL : Moins de droits pour les salariés, plus de pouvoirs pour les employeurs

lun, 04/09/2017 - 09:53

Communiqué CGT

Le gouvernement vient de nous proposer dans la droite ligne de ses prédécesseurs une énième réforme du droit du travail partant du principe que le travail est un coût, alors qu'il produit les richesses. Cette loi va se rajouter aux précédentes sans même les avoir évaluées et pour cause, elles sont inefficaces.

Pourtant, lors de sa première rencontre avec le gouvernement, la CGT a fourni 14 pages de propositions pour que notre pays engage de réelles réformes afin de sortir de cette spirale qui nous enfonce dans un chômage de masse.

Pour rappel, si on comptabilise l'ensemble des catégories A-B-C-D et E, ce sont plus de 6,6 millions de chômeurs inscrits à Pôle Emploi que comptera la France, auxquels s'ajoutent des millions de précaires, de salariés à temps partiel imposé, dont une majorité de femmes et de jeunes.

Le code du travail permet que les salariés aient les mêmes droits, il n'a jamais permis de créer des emplois car ça n'a jamais été son rôle ! Monsieur GATTAZ Yvon (le père) annonçait déjà en 1986 la création de 471 000 emplois grâce à la suppression administrative de licenciement, le fils portait un pin's (« 1 million d'emplois ») il y a deux ans ! On connaît le résultat !

Le gouvernement vient de confirmer les craintes que nous pouvions avoir.
D'abord, il va encore accentuer l'inversion de la hiérarchie des normes qui s'était engagée dès 1984 et qui n'a cessé de s'intensifier au fil des différentes réformes depuis 40 ans.

La primauté de l'accord d'entreprise, même moins favorable, sur l'accord de branche va s'accentuer dans la plupart des domaines (primes, indemnités diverses, congé de maternité, etc..). La primauté de l'accord de branche sur la loi s'élargit considérablement (ex : durée et renouvellement des CDD, contrats de chantiers).

Cette mesure n'aura qu'un seul effet : l'amplification du dumping social, en accentuant la mise en concurrence des PME et PMI et de leurs salariés. Cela va aggraver l'insécurité sociale de ces entreprises toujours plus placées sous l'emprise des donneurs d'ordres.

A l'heure où la souffrance au travail, les maladies professionnelles et accidents du travail et le désengagement de nombreux salariés s'intensifient parce qu'ils ne peuvent effectuer un travail de qualité, le CHSCT, qui est l'outil essentiel pour aborder les questions autour du travail réel va être fusionné avec les autres instances représentatives du personnel.

La négociation est un droit des salariés exercé par leur syndicat. Le patronat vient d'obtenir une relation de gré à gré avec un salarié isolé et non protégé dans les PME/PMI. On imagine aisément comment pourront se dérouler de futures négociations.

Ce déséquilibre va être renforcé, l'employeur pouvant prendre l'initiative d'un référendum au style déjà connu « choisissez entre la peste et le choléra ». Une étape supplémentaire dans la liberté de licencier sans contrainte est également franchie. Sont en effet instaurées les ruptures conventionnelles, collectives, contournant les règles des PSE. Ce sont encore moins de droits et de protection pour les salariés.

Enfin, pour couronner le tout, un plafond des dommages et intérêts est fixé pour les indemnités prud'homales, ce qui pourra permettre à un employeur de provisionner un licenciement et amortir l'embauche d'un jeune de qualification égale mais moins payé. Cette loi sur le droit du travail, comme les précédentes, n'améliorera pas le chômage, va augmenter encore la précarité, développer la pauvreté comme c'est déjà le cas en Allemagne ou en Angleterre.

Le 12 septembre doit être une première riposte de grèves et manifestations à cette loi du travail XXL. La CGT va continuer à informer partout les salariés sur les conséquences très concrètes qu'ils pourraient subir dans leurs entreprises.

La CGT va engager le débat avec eux pour d'autres propositions, comme l'augmentation de salaire, une autre répartition des richesses (41 milliards de dollars versés aux actionnaires au 2ème semestre 2017 mettant la France première des pays européens), la réduction du temps de travail, des droits attachés à la personne et transférables d'une entreprise à l'autre, une sécurité sociale professionnelle permettant de ne plus passer par le chômage après la perte d'un travail.

La CGT fera tout pour unir les salariés, les travailleurs indépendants, les privés d'emploi, les retraités, les jeunes lycéens et étudiants avec l'ensemble des autres organisations syndicales afin de gagner des réformes de progrès social.

Montreuil, le 31 août 2017

Catégories: Sortir de sa bulle