Sortir de sa bulle

Tribune Mediapart sur l'Etat d'urgence

(UGFF) - ven, 21/07/2017 - 11:02

Nous, fonctionnaires de l'Etat et militant.e.s CGT, demandons en urgence un débat public sur les politiques à mener pour lutter contre le terrorisme.

Au quotidien, nous accomplissons nos missions respectives du mieux possible malgré des moyens insuffisants, des conditions de plus en plus dégradées. Alors même qu'elles nous semblent essentielles et complémentaires, l'éducation, la culture, l'insertion, la justice, la prévention et la sécurité, la recherche, la santé, la douane … sont aujourd'hui dévoyées pour « raison de sécurité » et à « des fins de renseignement pour la lutte contre le terrorisme ».

Pourtant, chaque service public a des missions qui lui sont propres, des objectifs particuliers avec pour base commune l'intérêt général, la liberté, l'égalité, la fraternité et la solidarité.

Il est inconcevable et inefficace de faire d'un travailleur social un agent de renseignement, d'un professeur un policier, d'un militaire un humanitaire ou un éducateur.

Chacun son métier, la confusion des genres est improductive et dangereuse.
Nous, travailleur.se.s sociaux.iales, voyons notre secret professionnel remis en cause et alertons sur les tentatives de faire de nous des auxiliaires de police, mettant à mal le lien de confiance base de l'accompagnement social et éducatif et générant une forte insécurité professionnelle.

Nous, conseiller.e.s d'insertion et de probation voyons nos services devenir des lieux d'interpellation pour la police.

Nous, éducateurs.rices de la Protection Judiciaire de la Jeunesse, nous sommes de plus en plus limités dans notre action et notre parole éducatives vis à vis des jeunes et de leur famille en raison d'une approche de plus en plus sécuritaire.
Nous, enseignant.e.s, personnels des établissements scolaires et universitaires, formateur.trices, sommes poussés à être les relais idéologiques des politiques interventionnistes au mépris de l'indépendance nécessaire à l'éducation de citoyen.nes critiques. Nous sommes invités à suspecter une partie de nos élèves en raison de leur origine ou de leur religion et à dénoncer ceux qui se radicaliseraient.
Nous, personnels de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, craignons de voir remis en cause par l'état d'urgence permanent les « franchises universitaires », statut dont bénéficient en France les universités et selon lequel les forces de l'ordre ne peuvent y intervenir sans accord. (Voir article L712-2 du code de l'éducation). Dans certains établissements, le dispositif Vigipirate est entièrement à la charge de ceux-ci, au CNAM notamment.

Nous policier.e.s, subissons la politique du chiffre depuis 2002 exacerbée avec l'état d'urgence, celle-là même qui mobilise 80% des effectifs privés de repos ou de congés, une politique axée sur le tout sécuritaire. Nous ne sommes pas là pour remplir des outils statistiques. Au plus près de la population, nous devons prévenir et lutter contre les crimes, les délits mais aussi toutes formes de radicalisations.
Nous, personnels de surveillance dans les établissements pénitentiaires, voyons notre mission de réinsertion totalement mise de côté : grilles de repérage de radicalisation, évaluation de la dangerosité… sur la fausse idée que la prison serait l'école de la radicalisation.

Nous, garde-forestier.e.s, devons donner des informations sur des personnes « suspectes » qui pourraient passer par les massifs, alors qu'auparavant nous n'étions sollicités qu'en cas de disparition inquiétante.

Nous, agent.e.s du Ministère des Affaires sociales (asile, migrants, sans abris), voyons le maintien de l'ordre prendre le pas sur la prise en compte des problématiques sociales.

Nous, fonctionnaires des services judiciaires avons constaté une baisse des crédits de fonctionnement, malgré une hausse du budget ; une hausse des effectifs mais en emplois contractuels, donc précaires, alors que dans les tribunaux, toutes les procédures policières ne peuvent être enregistrées à leur arrivée et, toutes les peines ne sont pas mises à exécution (entre autres, les condamnations pour violences conjugales), les classements sans suite se multiplient faute de moyens.

Nous, douanier.e.s, mis en difficulté opérationnelle depuis des années faute d'effectifs, voyons nos missions fiscales prioritaires détournées au profit de missions de contrôle des personnes. C'est pourtant en faisant des contrôles de marchandises ou de régulation économique, en luttant contre l'évasion fiscale ou contre le trafic d'armes ou de contrefaçons que nous apporterons notre soutien à la lutte anti-terroriste qui fait partie maintenant de nos missions.

Il est intolérable et inefficace d'absorber la moitié des budgets de la politique de la ville dans la lutte contre la radicalisation au détriment des budgets alloués aux associations de quartiers assurant pourtant du lien et de la cohésion sociale.
Il n'est plus possible de multiplier la construction des places de prison et de fermer des écoles.

Il n'est plus possible de voir les policiers encouragés à employer une réponse violente et disproportionnée sans discernement sur les manifestant.e.s, les syndicalistes et les militant.e.s !

Il est inacceptable que l'autorité administrative supplante le juge judiciaire en matière de libertés individuelles et collectives.

Il est grand temps d'en finir avec l'état d'urgence en rien efficace pour la lutte contre le terrorisme.

Il est tout aussi contestable et encore plus problématique de vouloir inscrire dans le droit commun les mesures restrictives de libertés prévues jusqu'ici dans l'état d'urgence.

Aussi nous n'acceptons pas le projet de loi « renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme » . Ce projet fait du régime d'exception, la règle, conforte le règne de l'arbitraire et les préfets dans leurs « super pouvoirs », sans contrôle réel du juge judiciaire. Il aggravera la situation alarmante au sein des services publics.

Si nous estimons les causes du terrorisme multiples et complexes, nous en décelons certaines très manifestes : une politique extérieure guerrière, l'exacerbation des inégalités sociales, une démocratie en déclin, un appauvrissement des services publics avec moins d'égalité pour l'accès à l'éducation, à la protection de l'enfance, à la justice, à la culture, à l'emploi, aux loisirs, à l'engagement citoyen, un appauvrissement des services de police de proximité, les reculs et démissions de l'Etat dans tous ces domaines, la disparition des services publics dans de nombreuses zones rurales, l'oubli des principes républicains et de la nécessaire exemplarité des personnes investies d'un quelconque pouvoir.

La mission de renseignement policier ou militaire est l'affaire de spécialistes, nous refusons donc de participer, en tant que citoyen.nes et fonctionnaires responsables, à une entreprise de suspicion généralisée qui consisterait à dénoncer « l'étranger, le musulman, l'indiscipliné, le supposé révolutionnaire, l'Autre, le différent… ».
Il est urgent d'évaluer les mesures prises jusqu'à maintenant, de questionner les politiques publiques, de renforcer les services publics afin qu'ils puissent répondre à l'ensemble des besoins et des enjeux de notre société dans le respect de la démocratie et des valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité. Il est essentiel d'ouvrir un débat citoyen.

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Les 70 ans du statut général des fonctionnaires : Livret CGT

(UGFF) - mar, 18/07/2017 - 13:29

Le 24 janvier 2017, journée d'étude à l'initiative des trois organisations de la CGT
des trois versants de la fonction publique (Union Fédérale des Syndicats de l'État,
Fédération des services publics, Fédération de la Santé et de l'Action sociale).

Plus de 400 participants ont assisté au colloque sur les 70 ans du premier statut général
des fonctionnaires dans le patio du complexe CGT à Montreuil.

Suite à cette initiative, un livret CGT est à présent mis à disposition de toutes et tous.

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RECHERCHE ET ENSEIGNEMENT SUPÉRIEURUn gouvernement « no futur »

(UGFF) - jeu, 13/07/2017 - 09:10

déclaration confédérale -

Lors d'une audition, mercredi 12 juillet 2017, par la Commission des finances de l'assemblée nationale, Bruno Le Maire, ministre de l'Économie et des Finances, et Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes publics, auraient, selon des articles de presse, annoncé une coupe claire de 331 millions d'euros dans le budget 2017 de la Recherche et de l'Enseignement supérieur. Cela en dit long sur le manque de vision de ce gouvernement.

Comment vouloir préparer l'avenir, en particulier dans un monde en transition (écologique, énergétique, numérique) et, « en même temps », ne pas donner les moyens au monde de la recherche de former, chercher, trouver, lever des verrous technologiques pour s'adapter et anticiper ce nouveau paradigme ?

Les acteurs de la Recherche sont contraints d'adapter leurs choix et l'orientation de leurs recherches aux seuls besoins du patronat et à la captation des résultats de la Recherche par des intérêts privés. La France a besoin d'une stratégie nationale de recherche qui s'appuie sur les universités et les établissements publics, avec des budgets d'État pérennes pour soutenir ses objectifs à long terme de développement et de diffusion des résultats de la recherche.

Pour exemple, il est pour le moins contradictoire de lancer des assises pour la mobilité dès l'automne et « en même temps » d'opérer la plus grosse saignée dans le programme 190 « recherche dans les domaines de l'énergie, du développement et de la mobilité durables ».

Même chose concernant les assises de l'alimentation et les annulations de crédits pour financer certaines dépenses du ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation permettant d'apporter « une réponse aux problématiques sanitaires qui menacent le territoire. »

La France est en retard sur la Recherche, n'investissant que 2,24% du PIB dans ce secteur, loin derrière les 3% de l'objectif de Lisbonne. En comparaison, l'Allemagne est à 2,88%, le Japon à 3,34% et la Corée du Sud à 4,03%... La situation de la Recherche, en France, est telle que de grands noms ont poussé un cri d'alerte et ont qualifié récemment la situation de « suicide scientifique et industriel ».
Dans ce domaine comme dans d'autres, il ne peut y avoir des paroles et des actes contradictoires.

Montreuil, le 13 juillet 2017

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Annonces fiscales du gouvernement Par-delà le cafouillage, des choix toujours favorables aux riches

(UGFF) - mer, 12/07/2017 - 08:14

communiqué confédéral-

Après plusieurs jours de cacophonie, le Premier ministre a donné des précisions sur la baisse des impôts de 11 milliards d'euros. Il y en aura beaucoup pour les riches.
Au départ, le gouvernement voulait réduire les impôts de 20 milliards sur l'ensemble du quinquennat. Finalement, pour rassurer les riches et notamment les financiers, il concentre plus de la moitié de cette baisse sur l'année 2018.

En contrepartie, il annonce au moins 20 milliards d'économies de dépenses publiques, notamment sur la masse salariale de l'État. La couleur est déjà annoncée : le non-remplacement des départs à la retraite, le gel du point d'indice, la réinstauration du jour de carence et la hausse de la CSG pour les actifs comme pour les retraités…

Le paquet sera complété par de nouvelles privatisations, par la vente de 10 milliards du patrimoine national, d'actifs de l'État.

Le choix en faveur des riches et financiers est sans appel. Les actifs financiers seront exclus de l'impôt sur la fortune (ISF). Celui-ci sera transformé en impôt sur la fortune immobilière (IFI). Un taux unique, forfaitaire, de 30 % sera instauré sur les revenus du capital. Cela représente un cadeau de 1,5 milliard d'euros, autant de manque à gagner pour le budget de l'État. Ce sont surtout les plus riches qui vont en profiter car, actuellement, dans certains cas leur taux d'imposition peut atteindre deux fois plus.

Par ailleurs, le taux d'impôt sur les sociétés, abaissé déjà à 28 % pour les TPE et les PME, sera ramené à 25 % pour toutes les entreprises. Et le CICE sera transformé en baisse de cotisations sociales patronales.

Quant aux autres contribuables, mise à part la première tranche de la réforme de la taxe d'habitation qui va alléger cette taxe de 3 milliards d'euros et sur laquelle il y a beaucoup à dire, le Premier ministre reste dans le flou. En revanche, il est très précis sur la hausse de la CSG de 1,7 % en contrepartie de la suppression des cotisations sociales des salariés pour l'assurance chômage et l'assurance maladie.
Comme d'habitude, le Premier ministre néglige le fait que la suppression des postes dans la fonction publique, de même que les moindres recettes pour la Sécurité sociale, sont synonymes de la dégradation de la qualité des services rendus aux citoyens et notamment les plus démunis qui sont relativement plus usagers de services publics.

Comme d'habitude, ces mesures sont présentées au nom de l'emploi et de l'investissement sur la base de l'idée totalement infondée que le travail coûte cher en France et que si on donne plus aux riches et aux financiers, ça ira mieux pour l'économie. Cela fait des années que nous entendons ce discours ; discours qui ne donne aucun résultat probant en termes d'emploi, d'investissement et d'activité économique. Le seul résultat est la dégradation des inégalités et l'affaiblissement du potentiel productif de notre pays.

La CGT répète que, pour créer des emplois et renforcer le potentiel productif du pays, une révision globale de l'intervention de l'État est nécessaire. Les dépenses publiques et la fiscalité doivent favoriser l'emploi, la croissance économique et la justice sociale. Cela nécessite d'évaluer sérieusement les aides accordées aux entreprises. Cela nécessite aussi une réforme globale du système fiscal. La CGT a des propositions dans ces domaines.

Le 12 septembre sera l'occasion de porter ces revendications avec les salariés, les privés d'emploi et les retraités.

Montreuil, le 12 juillet 2017

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Déclaration de la CGT Fonction Publique au CCFP du 10 juillet présidé par le ministre M. DARMANIN

(UGFF) - mar, 11/07/2017 - 12:12

Monsieur le Ministre,

C'est peu de dire que les 1ères annonces du 1er Ministre et de vous-même ne réjouissent que modérément la CGT, c'est une façon élégante et adoucie pour vous dire – mais est-ce une surprise ? – que nous y sommes profondément hostiles.

Une formule du 1er Ministre, à elle seule, concentre le cœur de notre désaccord : « Il y a une addiction française à la dépense publique dont il faut se désintoxiquer. »
Et, comme c'est de cette doxa libérale – qui ne détient pas un mandat clair des élections – que découlent les arguments fallacieux et préconisation austéritaires, la CGT, à titre d'exemple, veut rappeler un certains nombres d'éléments.

Lorsque monsieur le 1er Ministre affirme « qu'il faut stopper l'inflation de la masse salariale du secteur public », au mieux, il commet une erreur et, en tout cas, il profère une contre vérité.

En effet, sur les vingt dernières années, l'ensemble des salaires versés dans les administrations publiques a reculé d'un point dans les dépenses publiques.
Et lorsque, monsieur le Ministre, vous annoncez, sans la moindre concertation, la reprise du gel de la valeur du point d'indice pour 2017 et 2018, vous prenez la responsabilité d'aggraver une situation déjà bien détériorée.

Quelques illustrations – guère réjouissantes, il faut bien l'avouer – le soulignent amplement :
Il y a vingt ans, un agent de catégorie C avait une amplitude de carrière théorique de 56%, c'est 43% aujourd'hui ;
Il y a vingt ans, un cadre était recruté à 60% au-dessus du SMIC, c'est 21% aujourd'hui ;
Aujourd'hui, un agent recruté dans la 1ère échelle de rémunération peut espérer – au bout de 9 ans – un gain mensuel net d'environ…vingt euros !

Oui, monsieur le Ministre, ce n'est pas parce que des affirmations sont avancées comme autant de sentences irréfutables qu'elles deviennent des vérités scientifiques.

Les antiennes sur le niveau de la dépense publique – qui handicaperaient notre économie – font partie de ces fausses évidences qui arrangent les visées de celles et ceux qui les mettent en avant.

En 2012, le Danemark affichait des dépenses publiques à 59,4% de son PIB, davantage donc que la France, le chômage y était de 7%, contre une moyenne de 10,6% dans l'Union européenne (UE), et la croissance y était 4 fois supérieure à celle de l'UE.
- La même année, le Portugal avait des dépenses publiques à hauteur de 47,4% du PIB mais le chômage y était de 15,3% et la croissance de -1,4%, c'est-à-dire en récession.
Pour lutter contre la crise, les Etats-Unis ont fait monter leur déficit public à 13% du PIB en 2009, 2010 et 2011 (plus du double de la France sur la même période) et leur taux de chômage a baissé de deux points.

Monsieur le Ministre, lors de votre discours du 6 juillet « aux Etats généraux des comptes de la nation » vous avez convoqué deux illustres prédécesseurs…

En effet, en pratiquant l'anaphore, c'est François Hollande qui était à vos côtés, en choisissant les mots de « la vérité » comme socle, c'est Lénine et sa vérité toujours révolutionnaire qui était des vôtres.

Permettez-moi au nom de la CGT de – modestement – me glisser dans vos pas.

La vérité, c'est que le Pacte de compétitivité et le CICE coûtent 40 milliards d'€ annuels aux finances publiques. Et, depuis leur mise en place, notre pays compte 500 000 chômeurs en plus ! Et vous ne les remettez pas en cause !

La vérité, c'est que lorsqu'on augmente les salaires des agents de la Fonction publique, ils payent davantage d'impôts, ils s'acquittent de cotisations sociales supplémentaires, ils consomment davantage et participent donc de la relance de l'économie.

La vérité, c'est que les entreprises du CAC 40 ont versé 46 milliards d'€ de dividendes à leurs actionnaires en 2016, 13% de plus qu'en 2015. Et dans le même temps, leurs investissements dans le développement et la recherche sont en baisse !

La vérité, en revanche, c'est que les administrations publiques participent à la création de richesses à hauteur de 20% du PIB et de 17% de l'investissement global.

La vérité, c'est que lorsqu'on transfère au secteur privé des missions publiques, le plus souvent, le résultat est dispendieux en matière budgétaire, mauvais en qualité du service public rendu. C'est vrai pour la gestion de l'eau, par exemple. Et que dire de la privatisation des autoroutes qui a conduit le prix moyen du kilomètre à augmenter deux fois plus vite que l'inflation !

Tout cela pour dire, monsieur le Ministre, que – dans ce qui vous occupe – il n'y a pas de vérité indépassable, seulement des choix politiques.

Et ceux-là, que ce soit le gel de la valeur du point d'indice, les nouvelles suppressions d'emplois, ou le rétablissement du jour de carence, nous les contestons et nous les combattrons.

Pour autant, la CGT n'est pas pour l'immobilisme : elle est favorable aux réformes et à l'adaptabilité du Service public.

La CGT n'est pas pour la défense étroite de prés carrés : au contraire, la CGT estime et affirme que la Fonction publique et le Statut général des fonctionnaires n'ont de pertinence que si on les lie indissociablement aux besoins de la population, aux enjeux de citoyenneté.

Mais, ce dont la CGT a la conviction, c'est qu'il n'y a pas de progrès social, de développement économique pérenne et équilibré, sans une Fonction publique forte et développée.

Pour cela, nous sommes et seront disponibles.

Nous le serons à partir des nombreuses propositions dont nous sommes porteurs, tant sur les élections professionnelles, que sur le dialogue social, sur les conditions de vie et de santé au travail, sur la pénibilité, sur la formation, sur l'égalité professionnelle, pour citer quelques thèmes que vous avez-vous-même mis en avant.

Nous le serons également sur bien d'autres enjeux que nous vous soumettrons dès la rentrée.

La CGT sera donc une interlocutrice franche, exigeante et ambitieuse, parce que, encore une fois, la Fonction publique le vaut bien.

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AUTOROUTES Un été sous le signe de la Mobilisation

(Fédé CGT Transports) - lun, 10/07/2017 - 17:14

►Nouvelles hausses des tarifs en 2017 intolérables

►Modification drastique de l'organisation du travail pour une réduction de la masse salariale et des ressources humaines qui impactera négativement le service aux usagers

La CGT revendique la renationalisation des sociétés concessionnaires d'autoroutes pour redistribuer les richesses engendrées par les hausses continues des péages !

Ce n'est certainement pas l'objectif de ce gouvernement « en marche », pas plus que cela ne l'était pour le précédent. Depuis des années les politiques, les différents rapports produits s'accordent tous sur le fait que les sociétés d'autoroutes sont dans une situation de rente, situation reconnue par l'État qui laisse perdurer cette dilapidation financière par la poursuite de plans de relance autoroutiers négociés en 2016 et en cours de réalisation pour les 10 ans à venir.

Déjà pointées du doigt pour leur exploitation des autoroutes sans risque, les sociétés concessionnaires d'autoroutes sollicitent l'autorisation d'une augmentation des tarifs pour les investissements complémentaires à réaliser, alors même que.......

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Communiqué de Presse CGT AUTOROUTES
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Circulaire du SGG relative à l'application du décret n°2015-580 du 28 mai 2015 relatif au don de jours de repos à un enfant gravement malade s'agissant des agents affectés en Directions Départementales Interministérielles (DDI) en date du 3 juillet 2017

(UGFF) - ven, 07/07/2017 - 16:09

(...) Un agent public de DDI peut, sur sa demande, renoncer anonymement et sans contrepartie à tout ou partie de ses jours de congés non pris, au bénéfice d'un autre agent relevant du même employeur, qui assume la charge d'un enfant âgé de moins de vingt ans atteint d'une maladie, d'un handicap ou victime d'un accident d'une particulière gravité rendant indispensables une présence soutenue et des soins contraignants. (...)

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Rétablissement du jour de carence dans la Fonction publique : Une mesure injuste, inefficace et insultanteCommuniqué de la CGT Fonction publique

(UGFF) - ven, 07/07/2017 - 11:22

(...)Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des comptes publics, a annoncé hier en fin de journée le rétablissement du jour de carence pour les agents de la Fonction publique à partir de janvier 2018.(...)

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Code et Droit du Travail : Imposons nos exigences de Progrès Social

(Fédé CGT Transports) - mar, 04/07/2017 - 16:58

Monsieur Macron, ce n'est pas le Code du travail qui est responsable des 6 millions de demandeurs d'emploi.

Monsieur Macron, abaisser les droits des salariés ne favorise pas la reprise de l'économie, mais affecte au contraire la productivité et au bout du compte nuit à l'investissement et l'innovation.

Ni votre diagnostic, ni vos ordonnances ne répondent aux urgences économiques et sociales.

Pour la CGT, il faut entendre les besoins des femmes et des hommes qui créent les richesses dans ce pays.

AUGMENTER LES SALAIRES ET LES PENSIONS

L'exonération des cotisations sociales ne permettra pas l'augmentation du pouvoir d'achat des salariés, retraités et privés d'emploi. Au contraire, une grande partie d'entre eux verraient ainsi s'amoindrir leur couverture sociale (assurance maladie, retraite…) et devraient avoir recours à l'assurance privée.

Les retraités et les fonctionnaires subiraient quant à eux une hausse de la CSG, et les demandeurs d'emploi n'obtiendraient aucun bénéfice…

Ramener la fixation du salaire au niveau de l'entreprise revient à aggraver les inégalités entre les salariés – qui n'auraient plus de socle commun – et à tirer le niveau de rémunération vers le bas en le détachant de la qualification.

C'est la mise en concurrence assurée et un dumping social préjudiciable tant pour les salariés que pour les.......

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La Loi Travail, c'est toujours NON
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Le CAS N° 566

(Fédé CGT Transports) - mar, 04/07/2017 - 16:30
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Compte-rendu du CHSCT central des DDI du 4 juillet 2017

(UGFF) - mar, 04/07/2017 - 16:09

Les résultats du premier baromètre social dans les DDI

Des avancées sur la protection des agents face aux violences

Déclaration liminaire CGT :

"A l'heure où ce CHSCT des DDI se réunit, le Premier Ministre présente sa déclaration de politique générale devant l'assemblée nationale et va poursuivre dans la même logique la nécessité de procéder à de nouvelles coupes sombres dans les budgets de chacun de nos ministères.

Les fonctionnaires et agents de l'État ont à nouveau droit au discours sur leur responsabilité dans les déficits publics de par leur coût en matière salariale et leur nombre toujours trop élevé aux dires du gouvernement et de la majorité de l'assemblée nationale.

Pour la CGT, il est intolérable de continuer à prôner des diminutions d'effectifs lorsqu'on fait tous les jours le constat, dans nos directions et au sein même de cette instance, des difficultés pour assurer les missions de service public et des conditions de travail de plus en plus difficiles entraînant de nombreux cas de souffrance au travail. Cette souffrance est d'ailleurs parfaitement perceptible à travers le baromètre social qui va nous être présenté ce jour .../..." (Voir la suite sur la pièce jointe)

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CTR Marine du 22 juin 2017

(FNTE) - mar, 04/07/2017 - 15:53
- EMM
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Perte du point d'indice mai 2017

(UGFF) - lun, 03/07/2017 - 14:36

La CGT Fonction publique vous transmet divers éléments pour apprécier la perte de pouvoir d'achat depuis 2000 et depuis 2010 année du gel du point d'indice. (...)

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APPEL DU CONSEIL NATIONAL DE L'UFSE-CGT DES 28 ET 29 JUIN 2017

(UGFF) - lun, 03/07/2017 - 14:07

Le Conseil National de l'UFSE-CGT réuni les 28 et 29 juin a largement débattu de la situation telle qu'elle résulte de la longue séquence électorale au plan politique qui vient de s'achever.(...)

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