Agrégateur de flux

Valérie Lesage, nouvelle secrétaire générale de l'URIF CGT

(CGT) - il y a 3 heures 4 min

L'union régionale Île-de-France CGT a tenu sa conférence régionale du 17 au 19 janvier à la Bourse Nationale du Travail, à Montreuil. À cette occasion, Pascal Joly, le secrétaire régional, revient sur le contexte et les enjeux syndicaux de la période.

Île-de-France

Il passe le relais à Valérie Lesage, ex-secrétaire générale de La Seine-et-Marne, qui vient d'être élue. Pour la première fois une femme prend la tête de l'Urif CGT.

L'analyse des enjeux de la réforme territoriale était l'un des objectifs de ce congrès. « La suppression de tous les départements de la région Île-de-France est envisagée au bénéfice d'une mega-métropole et d'une région qui aurait la main mise sur toutes les décisions », explique Pascal Joly, l'ancien secrétaire régional, pour qui c'est le cadre démocratique qui est mis en danger par cette réforme.

Appel à la grève au quotidien L'Equipe

(CGT) - il y a 3 heures 5 min

Les syndicats de journalistes de l'intersyndicale de l'UES L'Equipe (SNJ et SNJ-CGT) appellent les salariés à la grève entre ce vendredi 19 janvier, 2 heures, et samedi 20 janvier, 2 heures (du matin), afin de protester contre un plan de suppression de plus de vingt-six emplois.

Médias

Cet appel à la mobilisation a lieu alors que le 11 janvier, la direction de l'UES L'Equipe a brutalement annoncé un plan de suppression de plus de vingt-six emplois, en même temps qu'un projet de rédaction unique (web, papier). Or, il est difficile d'imaginer que les titres de la SAS L'Equipe, qui édite également France Football, se relancent sans investissements et dans de telles conditions de réalisation. La vision à court terme de l'actionnaire, le Groupe Amaury, afin de rentabiliser son média en coupant dans les effectifs, est une stratégie vouée à l'échec. Les effectifs fondent, les résultats aussi, justifiant pour la direction de nouvelles coupent dans les effectifs, comme à France Football où la rédaction a été amputée de moitié en cinq ans.

Soulignons que c'est le quatrième PSE qui frappe les salariés de L'Equipe en cinq ans, sans que cette fonte des effectifs exigée depuis douze ans par le groupe Amaury ne donne de résultats économiques probants, au contraire.

La CGT conserve sa place de première organisation syndicale

(CGT) - il y a 3 heures 7 min
Métallurgie

La publication du Journal Officiel de l'Arrêté du 22 décembre 2017 fixant la liste des organisations syndicales reconnues représentatives dans la métallurgie reconnait la première place à la CGT, avec un résultat de 30,3% (devant la CFDT à 29,1%, la CFE-CGC à 22,02%, la CGT-FO à 18,58%).

La Fédération CGT métallurgie se félicite de conserver sa place de première organisation syndicale.

Le projet de loi Asile et Immigration bafoue des droits fondamentaux

(CGT) - il y a 6 heures 28 min

Mardi, Emmanuel Macron était à Calais pour expliquer son projet de Loi Asile et Immigration, un projet dont on connaît encore mal les contours mais qui pourrait être adossé à deux circulaires extrêmement régressives qui précisent comment on va « trier les bons et mauvais migrants ».

International

« Selon ce projet de loi, les “bons migrants” seraient les migrants issus soit des guerres et persécutions essentiellement politiques et les “mauvais migrants”, les migrants économiques et issus des désordres climatiques, alors qu'on sait très bien que les migrants climatiques vont constituer la majorité des migrations dans les années à venir », selon Patricia Tejas, membre de la direction confédérale animatrice collectif Migrants CGT.

Dans le même temps, se tenait à la CGT une réunion du réseau syndical migrations méditerraneennes sub-Sahariennes. Un réseau créé en 2014 qui rassemble une vingtaine de syndicats d'Afrique, mais aussi de France, d'Espagne ou d'Italie. La CGT fait elle aussi partie de ce réseau qui a pour but de défendre les droits des travailleurs migrants. Il s'agit de promouvoir les stratégies d'action qui vont dans ce sens. Naima Hammami, secrétaire générale adjointe à l'UGTT et Mohamed Bekay, conseiller à l'UGTT assurent la coordination du Réseau syndical migrations méditerranéennes-subsahariennes.

Premier accord de rupture collective chez PSA et préconisation à outrance !

(CGT) - il y a 6 heures 31 min

Si Pimkie a réussi en début de ce mois à éviter la rupture conventionnelle collective (RCC), PSA ne passera pas outre : les syndicats FO, CFDT, CFTC et GSEA, totalisant plus de 58 % des voix, ont indiqué vouloir signer l'accord. Seule la CGT s'est opposée, tandis que la CFE-CGT ne s'est pas encore déterminée. CGT-PSA a publié un communiqué.

Métallurgie

La CGT réaffirme sont opposition à la rupture conventionnelle collective (RCC) dans le groupe PSA et regrette que PSA ait recueilli l'accord d'une majorité de syndicats pour son application.
Sans aucun motif, la direction de PSA s'est fixé l'objectif de supprimer 1 300 emplois en RCC et 900 « congés seniors » (départs anticipés) tout en prévoyant d'embaucher 1 300 CDI en 2018, alors que 25 000 emplois ont été supprimés depuis cinq ans.
Dans le même temps, PSA annonce une augmentation au recours au travail intérimaire, alors qu'on en compte déjà plus de 8 000.
D'un point de vue financier, le groupe annonce quatre mois de salaire supplémentaires pour les salariés des sites d'Île-de-France qui partiront du groupe avant le 31 juillet 2018, en plus du barème actuel.
Après l'annonce de la fermeture de PSA La Garenne Colombes en 2018, la CGT craint qu'un mauvais coup se prépare à l'usine de Saint-Ouen (93), puisque la direction locale communique, depuis plusieurs semaines, en affirmant que le site est en « décroissance pilotée ».
Pour la CGT, PSA n'a pas de scrupule et aucun respect pour ses salariés, à qui le groupe doit pourtant ses excellents résultats financiers.

La CGT réclame :
• que les congés seniors soient accompagnés d'une embauche en CDI pour chaque départ ;
• qu'un plan d'embauches massives des intérimaires et de privés d'emploi soit mis en place ;
• résultat opérationnel : 3,235 milliards d'euros pour 2016 soit une augmentation de 18%.PSA, une situation florissante :
· le bénéfice est passé de 1,2 milliard en 2015 à 2,15 milliards en 2016 ;
· la trésorerie nette s'élève à 11,292 milliards d'euros pour 2016 ;
· une enveloppe totale de 388 millions pour les actionnaires ;
· au premier semestre 2017, le chiffre d'affaires de la division automobile a progressé de 5 % par rapport à 2016 soit 2,917 milliards d'euros :
• 287 millions d'aides publiques les quatre dernières années,
• en juillet 2017, c'est le rachat d'Opel pour 1,32 Milliard d'euro,
• en 2017 le groupe à explosé ses records de ventes en 2017 avec 3,6 millions de véhicules vendus (+15,4 %).

Pour la CGT, le développement de l'emploi devra passer par une réduction du temps de travail, avec des investissements massifs pour améliorer les conditions de travail, mais aussi développer les nouvelles technologies et non pas pour dégager plus de profits pour les actionnaires. La politique de PSA est indécente et le comportement du gouvernement, qui laisse faire, est inadmissible !

CAC 40 : trente ans d'engraissement des actionnaires

(CGT) - il y a 6 heures 47 min

Plusieurs fois par jour — voire par heure — les médias, y compris les médias publics, nous informent sur les variations du CAC 40. Une telle présentation est intimement liée à une idée fausse, entretenue par les libéraux et le patronat, selon laquelle le cœur de l'économie se bat à la Bourse. Qu'en est-il en réalité ?

Économie

Retrouvez ce Flash éco du pôle économique de la CGT en téléchargement sur notre site.

QU'EST-CE QUE LE CAC 40 ?
CAC est l'abréviation de « cotation assistée en continu ». Le CAC 40 constitue le principal indice de la Bourse de Paris. Il est calculé sur la base de la valeur (« cours ») des actions des 40 sociétés (entreprises industrielles et de services, y compris banques et assurances) les plus importantes présentes à la Bourse de Paris.

Le CAC 40 a été créé en décembre 1987, quelques mois après le fameux « krach de 1987 ». Lors de sa création, la valeur de cet indice était de 1 000 (« 1 000 points de base »). Trente ans plus tard, au 31 décembre 2017, le CAC 40 dépassait les 5 300 (5 312 points exactement).

UN INDICATEUR DE LA FINANCIARISATION DE L'ÉCONOMIE
Les actions des entreprises cotées à la Bourse font l'objet de transactions permanentes. De ce fait, la « capitalisation boursière » d'une entreprise cotée à la Bourse peut varier, et varie effectivement, dans le temps. La capitalisation boursière résulte de la multiplication du nombre d'actions composant le capital d'une société par le cours de Bourse de ces actions à une date donnée.

La capitalisation du CAC 40 représente la somme de la capitalisation boursière des sociétés qui composent cet indice. Elle a été multipliée par plus de 20 en l'espace de trente ans : en 1987, lors de la création du CAC 40, sa capitalisation boursière était de 56,5 milliards d'euros. Elle a atteint 1 179 milliards en 2017. Par comparaison, le produit intérieur brut (PIB) de la France était de 860 milliards d'euros en 1987 ; il est de l'ordre de 2 270 milliards en 2017.

La comparaison de l'évolution du CAC 40 — qui témoigne de l'état de la Bourse — et celle du PIB — qui exprime la capacité réelle de la production des biens et services — est très instructive. Entre 1987 et 2017, le PIB a été multiplié par 2,6. Sur la même période, la capitalisation boursière du CAC 40 a été multipliée par 21, presque dix fois plus vite que la hausse du PIB.
Cet écart impressionnant entre l'évolution de la valeur ajoutée générée à travers la production des biens et services (PIB) et celle de la capitalisation boursière du CAC 40 est un indicateur important de la financiarisation de notre économie.

UN GONFLEMENT DE LA CAPITALISATION BOURSIÈRE DES SOCIÉTÉS DU CAC 40
En 2017, la première capitalisation boursière du CAC 40 revient à LVMH avec 128 milliards d'euros. Lors de la création du CAC 40 en 1987, la capitalisation boursière de LVMH était de 2,63 milliards d'euros et cette entreprise occupait la 7e place en termes de capitalisation boursière. Sa capitalisation boursière a donc été multipliée par presque 50 (48,7 plus exactement) en l'espace de trente ans.

Il convient aussi de rappeler le cas d'Elf Aquitaine avec une capitalisation boursière de 3,51 milliards d'euros en 1987 (1re place).
Le pétrolier Total occupe la 2e place en 2017 avec une capitalisation boursière de 116,7 milliards d'euros. Même s'il ne s'agit pas de la même société, on note une capitalisation boursière multipliée par 33.

Trois autres sociétés se trouvent parmi les dix premières capitalisations boursières du CAC 40 aussi bien en 1987 qu'en 2017 : BNP-Paribas (Paribas en 1987), AXA (Compagnie du Midi en 1987) et Danone (BSN en 1987).
La capitalisation boursière de BSN (Danone) est passée de 3 milliards d'euros (3e place en 1987) à 47,6 milliards en 2017 (10e place). Elle a été multipliée par 16.

La capitalisation boursière de Paribas est passée de 2,7 milliards d'euros (6e place en 1987) à 78,8 milliards en 2017 (4e place). Elle a été multipliée par 29.

Enfin, la capitalisation boursière d'AXA est passée de 2,35 milliards (9e place en 1987) à 62,3 milliards (7e place en 2017). Elle a été multipliée par 26. Au total, en l'espace de trente ans la capitalisation boursière des dix premières sociétés du CAC 40 a été multipliée par 29, passant de 28 à 800 milliards d'euros (précisons que la composition des « dix premiers de la classe » n'est pas la même en 1987 et en 2017).

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Selon les libéraux et le patronat, le développement des marchés financiers — dont les évolutions de la Bourse sont un indicateur — serait nécessaire pour le bon fonctionnement de l'économie. Effectivement, nous constatons une forte hausse de la Bourse et de sa place dans l'économie. Qu'en est-il alors des indicateurs économiques et sociaux ?

Les actionnaires ont largement profité de ces évolutions. Ainsi, les sociétés du CAC 40 ont versé plus de 540 milliards d'euros à leurs actionnaires au cours des dernières années. Mais pour le monde du travail, le développement des marchés et la financiarisation de l'économie auront été synonymes de plus de souffrances.

Pour déconstruire le discours idéologique des libéraux et du patronat selon lequel il faut favoriser le développement des marchés financiers pour améliorer la situation économique, il suffit de comparer l'évolution du CAC 40 avec celle de quelques indicateurs économiques et sociaux comme l'emploi, le chômage et la précarité.

Rappelons que l'indice CAC 40 est passé de 1 000 en 1987 à 5 312 en 2017, après avoir atteint un sommet de 6 922 en septembre 2000. Pendant ce temps, la part de l'industrie dans l'emploi total a chuté de 18 % en 1987 à 10 % en 2017. Autre indicateur important : sur la base de l'indice de 100 en 2010, la production industrielle est passée de 111 en 1990 à 105 en 2017. Sur la même période, la production est passée de 112 à 107 dans l'industrie manufacturière. Ces chiffres attestent d'un recul de l'industrie en termes d'emploi et de production, avec des conséquences néfastes pour les salariés et les territoires. Ce recul va de pair avec la financiarisation de l'économie, la permanence d'un chômage massif et le développement de la précarité et des inégalités.

En effet, le nombre de demandeurs d'emploi selon la définition du Bureau international du travail (BIT) est passé de 2,1 millions en 1987 à 2,7 millions en 2017, le taux de chômage passant de 9 à 9,7 %, après avoir atteint 11 % en 1997. Pendant ce temps, le taux d'emploi à temps partiel — qui est un indicateur de la précarité de l'emploi — est passé de 11,7 % en 1987 à 19,2 % en 2016, dernière année pour laquelle les données sont disponibles. Enfin, le Smic horaire était de 4,24 euros au 31 décembre 1987 et de 9,76 euros au 31 décembre 2017. En l'espace de trente ans, les actionnaires du CAC 40 ont vu la valeur moyenne de leurs actions multipliée par cinq, alors que le Smic n'a été multiplié que par deux.

En résumé, au cours des trente dernières années, les actionnaires du CAC 40 se sont enrichis aux dépens des travailleurs.

Après 16 jours de grève, 5 ETP de plus à la pédopsychiatrie du CHU de Toulouse

(CGT) - jeu, 18/01/2018 - 17:53
Santé

Après 16 jours de grève, les agents de la Villa Ancely, attenant au service de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent du CHU de Toulouse, ont obtenu gain de cause fin décembre. Les principaux points de l'accord de fin de grève signé comporte, selon la CGT du CHU de Toulouse :
accord sur remplacement des absences 1 pour 1 ;
accord sur le fait que l'effectif du service ne pourra jamais tomber en dessous de 21 ETP ce qui implique l'embauche de cinq aides-soignantes et infirmières ;
trois stagiarisations d'infirmières et deux postes d'éducatrices au prochain concours.

Surtout, la CGT du CHU de Toulouse, en convergence avec les autres services en lutte, a réussi, de manière légale, à déjouer les assignations de la direction. Selon Pauline, secrétaire du CHSCT du site de Purpan, les grévistes au nombre de 15, ont passé outre les assignations, en respectant de manière scrupuleuse leur formalisme : « Il faut que les assignations soient remises en main propre, que toutes les indications nécessaires soient portées, etc. Qui plus est les assignations ne peuvent être remises que par un membre munie d'une délégation de pouvoir… » Si bien qu'au bout de quelques jours, le service était quasi en grève générale. « Maintenant, les personnels savent que l'on peut faire grève et obtenir des victoires », note Pauline. Les agents du Pôle médecine et traumatologie du CHU de Toulouse ont emboité le pas et ont décidé d'un mouvement de grève illimité à partir de ce lundi 15 janvier 2018.

Soutien et solidarité aux salariés de la métallurgie allemands

(CGT) - jeu, 18/01/2018 - 16:43

La CGT soutient et apporte toute sa solidarité aux salariés de la métallurgie en Allemagne, fortement mobilisés depuis plusieurs jours dans le but d'obtenir une réduction du temps de travail à 28 heures par semaine pour ceux qui le souhaitent, ainsi qu'une augmentation générale des salaires de 6 %.

Métallurgie

En l'espèce, les revendications des camarades travailleurs outre-Rhin sont légitimes tant elles vont dans le sens de l'histoire du monde moderne et du progrès. Après de lourds sacrifices, la demande de partage des fruits de la croissance de la part des travailleurs allemands paraît plus que justifiée. Cette lutte porte un formidable espoir pour les travailleurs en France et dans le monde. Ces aspirations permettraient de donner du travail à toutes celles et ceux qui en sont privés, tout en améliorant les conditions de travail de ceux qui travaillent déjà. Travailler moins, travailler mieux, travailler tous.

Cette lutte fait écho à celles que l'on a pu connaître en France ces derniers mois contre la loi Travail ou les Ordonnances du Président Macron, visant à réduire les droits des travailleurs au profit des actionnaires.

L'appel de Montreuil lance des Nouveaux États généraux de la Culture

(UGFF) - jeu, 18/01/2018 - 16:26

À l'attention : Le Président de la République, le Premier ministre

Nous, citoyennes et citoyens, habitants, artistes, professionnels des métiers du spectacle, des arts et de la culture, journalistes, historiens, enseignants, éducateurs, élus locaux, agents de la fonction publique territoriale et d'État, représentants de syndicats, d'organisations, d'associations,

Nous sommes aujourd'hui rassemblés pour réaffirmer que les arts, les patrimoines et la culture sont une cause nationale et citoyenne, et ne peuvent en conséquence être livrés à la seule marchandisation.

Pour en savoir plus, cliquer ICI

Catégories: Sortir de sa bulle

L'ouverture de « Parcoursup » sonne la fin de l'université ouverte

(CGT) - jeu, 18/01/2018 - 14:56

Un appel à la mobilisation est lancé le jeudi 1er février 2018 dans les universités et les lycées afin d'alerter sur les dangers des réformes en cours suite à la mise en place ce mois de janvier de la plateforme « Parcoursup »

Enseignement supérieur

L'instauration d'un nouveau Baccalauréat est un facteur de discriminations sociales et territoriales.
En l'espèce, l'examen pourrait désormais comporter quatre épreuves finales, alors que le reste des notes serait obtenu au cours de la scolarité.
Par ailleurs, outre le fait que la présence de quatre épreuves raviverait la concurrence entre les disciplines, la possibilité d'un grand oral interdisciplinaire serait discriminant socialement car il favoriserait les élèves disposant d'un capital culturel leur permettant de mettre en rapport les savoirs entre eux.

Une plateforme « Parcoursup » qui entérine de facto la sélection à l'université.
Ce mois de janvier est celui de la mise en place dans les universités et les lycées de la plateforme « Parcoursup », alors même que la réforme n'a pas encore été votée par les sénateurs, ce qui illustre le profond mépris du gouvernement pour les institutions.
Désormais, les futurs étudiants auront une limite de 10 vœux, sans hiérarchisations. Dans de nombreux cas, la mise en place de capacités d'accueil, la croissance du nombre de bachelier et la multiplication des vœux (non hiérarchisés) vont transformer la quasi-totalité des filières ouvertes en filières sélectives, où les étudiants sans affectations seront inscrits dans une filière qu'ils n'ont pas choisie. Ces mesures entrent en contradiction avec l'objectif du gouvernement de réduire le taux d'échec important en 1re année de licence. Comment un étudiant peut réussir dans une filière qu'il n'a pas choisie ?

Les Ordonnances Macron accélèrent les plans sociaux dans les grandes enseignes

(CGT) - jeu, 18/01/2018 - 14:50
Commerce

Pimkie, Cora, Sodexo, Castorama, Monoprix... Les plans sociaux dans le commerce se suivent et parfois se ressemblent. À ce titre, la CGT Commerce organisait une conférence de presse, ce 17 janvier, qui réunissaient des délégués syndicaux de Pimkie, Carrefour, KFC, Cora, Sodexo, Castorama, Monoprix, Vivarte. « Dans ces entreprises, des processus de restructuration, des plans sociaux ont été abordés avant l'adoption des ordonnances Macron pour la plupart d'entre elles. Mais nous constatons que les Ordonnances Macron donnent un coup de fouet à la mise en place de ces plans », constate Amel Kefti, secrétaire fédérale de la CGT Commerce.

Si Pimkie a réussi à éviter la rupture conventionnelle collective (RCC), en revanche ils n'ont pas pu esquiver le plan de départ volontaire (PDV). « Pourtant en France il n'y a pas de motif économique qui justifie la mise en place de ce PDV, explique Valérie Pringuez, délégué syndical central (DSC) de Pimkie. Résultat, la direction fait pression sur les salariés pour qu'ils partent », ajoute-t-elle. L'ouverture des négociations a été fixée le 23 janvier prochain. Devraient s'ensuivre cinq négociations. D'ores et déjà, la CGT a refusé de signer l'accord de méthode, et a maintenu le droit d'alerte. Mais certaines organisations syndicales ont décidé de bloquer l'expertise...

Les restaurants KFC, pour leur part, ont été rachetés en juillet dernier par le groupe polonais Amrest, déjà présent chez Pizza Hut par exemple. « Ils ont racheté 42 restaurants pour motif économique. Ils en ont profité pour licencier 65 salariés, dont la totalité des représentants du personnel », explique Marc Mukuta, représentant syndical chez KFC.

Chez Cora, c'est le service après vente (SAV) qui est menacé. « On nous en a fait la première annonce le 10 avril, mais la première réunion s'est tenue lundi dernier, le 15 janvier. Cora veut supprimer le SAV et ce sont 80 personnes qui sont menacées de perdre leur emploi. Pourtant, Cora a encore fait des bénéfices de l'ordre de 112 millions d'euros », explique Olivier Marzec, DSC chez Cora, lui-même technicien au SAV.

Chez Carrefour, repris en main le 17 juillet dernier par Alexandre Bompard, les salariés attendent les annonces de la direction, le 23 janvier prochain. Tous craignent un plan social. Dans une autre enseigne de la grande distribution, Monoprix, la direction a procédé à la session des murs de 15 magasins en décembre dernier : « Depuis 9 d'entre eux ont été définitivement fermés. » Chez Vivarte, les craintes aussi sont vives. « Depuis 2013, les effectifs du groupe ont fondu, de 22 000 salariés à 13 000 actuellement », explique Karim Cheboub, DSC chez Vivarte. « Deux enseignes viennent d'être cédées, Naf Naf et André. Nous ne devrions compter, à la fin de cette année, plus guère que 10 000 salariés. » Pour Amel Ketfi, secrétaire fédérale, « les ordonnances Macron rendent possibles un PSE avant transfert, ce qui a tendance à les faciliter. Par ailleurs, le périmètre économique à prendre en compte pour lancer un PSE est hexagonal, quand bien même l'établissement visé fait partie d'une multinationale qui dégage des bénéfices à l'international. » La Fédération Commerce craint maintenant l'arrivée, dans leurs secteurs d'activité, des contrats de chantier. Seule solution contre la régression sociale, la mobilisation. « La Fédération appelle l'ensemble des salariés de nos secteurs professionnels à poursuivre et à amplifier les mobilisations, tant au niveau des entreprises, qu'au niveau national. »

Notre-Dame-des-Landes : la CGT pour le maintien de l'aéroport actuel

(CGT) - jeu, 18/01/2018 - 09:29
Transport

Après avoir planché sur la question lors notamment de quatre journées d'étude, l'UD CGT 44 et le comité régional CGT pays de la Loire ont finalement conclu que le maintien de l'aéroport actuel est préférable que la construction d'un nouvel aéroport sur le site de Notre-Dame-des-Landes (NDDL). La CGT 44 a notamment publié un document de 12 pages pour argumenter ce choix. Elle rappelle en préambule que, depuis son 49e congrès, « la CGT place au cœur de sa démarche la notion de « développement humain durable » qui suppose de rompre avec les logiques de rentabilité financière et d'opérer une meilleure répartition des richesses ».
Rentrant dans le détail du dossier NDDL, la CGT 44 note que ce projet de construction d'un aéroport est « un contrat gagnant-gagnant pour Vinci uniquement, principal actionnaire d'AGO (aéroport du grand ouest), avec 85% des parts ».
Le financement de NDDL est avant tout public, puisqu'il est de 52% pour les collectivités et l'État, tandis que Vinci finance sa quote-part via l'emprunt. Par ailleurs, AGO devra reverser une redevance annuelle aux collectivités, conditionnée à l'existence de bénéfices : or, le modèle économique du nouvel aéroport ne convainc pas la CGT 44.
En revanche, « le maintien de l'aéroport actuel, même accompagné d'investissements nécessaires et urgents de rénovation, serait sans doute un moindre mal pour les finances publiques ». La CGT 44 souligne également l'absence d'engagement de création d'infrastructures ferroviaires, Et de conclure : « Au regard des éléments et analyses contenus dans ce dossier, le maintien de l'aéroport sur le site actuel avec toutes les améliorations nécessaires en terme de sécurité, de condition de travail, d'accès et d'usage, présente davantage d'atouts que la construction d'un nouvel aéroport sur le site de NDDL. » Pour plus d'informations, lisez l'argumentaire de 12 pages.

Circulaire 15/01/18 mise en œuvre de l'indemnité compensatrice de la hausse de la CSG

(UGFF) - mer, 17/01/2018 - 17:44

Vous avez ci-joint, la circulaire du 15 janvier 2018 relative aux modalités de mise en œuvre de l'indemnité compensatrice de la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) instituée par le décret n°2017-1889 du 30 décembre 2017.

Catégories: Sortir de sa bulle

Les salariés de la CPAM du Havre en lutte

(CGT) - mer, 17/01/2018 - 12:16

Dénonçant la dégradation de leurs conditions de travail et du service proposé à leurs usagers, les agents de la CPAM du Havre on voté le 16 janvier la reconduction du mouvement entamé la veille.

Organismes sociaux

Fermeture de centres, non-remplacement d'effectifs... La situation n'est plus tenable pour les agents de la CPAM du Havre. Ces dernier ont fait montre de leur mécontentement par un débrayage de 55 minutes le 15 janvier dernier.

« De nombreux centres extérieurs ont été fermés » indique ainsi Sylvie Lesueur, de la fédération CGT des organismes sociaux. « Hormis le siège, il reste quatre accueils sur la circonscription [...] et la plupart d'entre eux sont ouverts à temps partiel. » Par ailleurs, depuis plus de dix ans, « les départs sont remplacés à moins d'un pour deux et les effectifs fondent comme neige au soleil ».

Ces décisions provoquent une dégradation importante de la qualité des services proposés par la CPAM : « Cette situation ne fait qu'empirer le phénomène de surfréquentation tant à l'accueil physique que sur la plateforme téléphonique » explique Sylvie Lesueur. Ce phénomène se traduit par des files d'attente « jusque sur le trottoir » ou des délais de traitement atteignant jusqu'à 35 jours. Par voie de conséquence, les conditions de travail des salariés se détériorent aussi : « On a de plus en plus d'agressions verbales avec des évènements de cet ordre qui reviennent toutes les semaines. »

La seule solution proposée par la direction est loin d'être satisfaisante : elle « consiste à réduire ponctuellement l'accès aux bornes informatiques, privant les assurés d'un accès à leur dossier le jour même. Si nécessaire, la personne doit revenir le lendemain ou demander un rendez-vous ».

Insatisfaits de cette fausse réponse, et soucieux de la qualité du service rendu et de leurs conditions de travail, les agents de la CPAM du Havre ont donc voté la reconduction de leur mouvement à l'unanimité.

Les conseillers pénitentiaires d'insertion et probation appellent à une manifestation nationale

(CGT) - mer, 17/01/2018 - 12:09
Administration

Un appel à manifestation nationale est lancé pour le jeudi 1er Février 2018 à Paris par les conseillers pénitentiaires d'insertion et de probation (CPIP) afin d'obtenir l'application d'une réforme promise et validée au plus haut niveau de l'État.
En l'espèce, après une mobilisation massive durant six mois en 2016, les conseillers d'insertion et probation alors en catégorie B avaient enfin obtenu le passage en catégorie A de la Fonction publique. Or, en octobre 2017, le nouveau gouvernement revenait sur cette réforme pourtant signée par le garde des sceaux de l'époque et contre signée par le Président Hollande. Le non-respect des acquis et de la parole donnée par l'État reflète une attitude méprisante et inacceptable envers les personnels.
Cette décision a lieu alors que la Garde des Sceaux vient tout juste de restituer les propositions faites par les chefs de file de chacun des 5 chantiers justice, chantiers qui n'ont pas laissé de place au débat avec les représentants du personnel.

L'UGTT, le syndicat historique tunisien, à la manœuvre pour la paix sociale

(CGT) - mer, 17/01/2018 - 11:42

Le syndicat tunisien, Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), qui a reçu le prix Nobel de la Paix 2015 pour son rôle au moment du printemps arabe en Tunisie était à la CGT, soit sept ans après la chute de Ben Ali. Focus sur la situation économique et sociale en Tunisie et sur le rôle de ce syndicat très influent dans le pays.

International

La Loi de Finances 2018 a été l'étincelle qui a déclenché les récents mouvements de protestation en Tunisie la semaine dernière. Suite à ces mouvements, le Gouvernement a annoncé des mesures sociales pour ce pays
"au bord de la faillite" selon les mots des représentants de l'Union Générale Tunisienne du Travail en visite au siège de la CGT dans le cadre d'une réunion du Réseau syndical migrations méditerranéennes-subsahariennes.

En effet, "le taux de croissance s'élevait en Tunisie à 5,2% en 2011, il est maintenant à moins de 2% et 4900 entreprises ont fermé ou se sont délocalisées, soit 250 000 emplois perdus" se désole Mohamed Bekay, conseiller de l'Espace international à l'UGTT. Selon lui, le principal problème est le taux de chômage de 15,6%, un chômage qui touche surtout 32% des diplômés de l'enseignement supérieur. A cela il faut ajouter la corruption et l'instabilité politique.

Pour Naima Hammami, secrétaire générale adjointe, en charge des relations internationales à l'UGTT, la révolution a apporté la liberté d'expression mais pas uniquement...


L'UGTT, fondée en 1946, est la plus ancienne des organisations syndicales de toute l'Afrique. Avec 700 000 adhérents environ, 12 départements, il faut rappeler que l'UGTT a reçu, avec 3 autres organisations, le prix Nobel de la paix 2015 pour avoir lancé en 2013 "un processus politique alternatif, pacifique, à un moment où le pays était au bord de la guerre civile, et qui a par la suite garanti les droits fondamentaux pour l'ensemble de la population", selon le comité du prix Nobel de la paix. L'UGTT entretient avec la CGT une relation de longue date.

Les salariés de TCI-TCB poursuivent la grève

(CGT) - mer, 17/01/2018 - 11:40

En grève depuis le 3 janvier, les salariés de l'entreprise de traitement de chèques bancaires reconduisent le mouvement pour être entendus par leur employeur.

La CGT en lutte


La lutte continue ! Les salariés de l'entreprise bordelaise TCI-TCB, mobilisés à 90 % depuis le 3 janvier dernier, ont décidé la reconduction de la grève.

Ils revendiquent notamment une augmentation des salaires de 100 euros, l'attribution de tickets restaurant, la prime de participation aux bénéfices et la reconnaissance de l'ancienneté avec la mise en place de grilles indiciaires avec évolution de carrière.

Devant leur détermination, la direction a déjà cédé sur les tickets restaurant et propose d'enlever la modulation du temps de travail. Cependant, elle refuse toujours l'augmentation des salaires. Rappelons que les salariés n'ont pas été augmentés depuis des années... et sont payés au Smic...

Pourtant, l'entreprise spécialisée dans le traitement des chèques bancaires ne connaît pas de grandes difficultés financières : elle appartient au groupe Tessi, qui a versé en 2017 plus de 67 millions d'euros de dividendes à ses actionnaires.

Comme le rappelle l'union départementale CGT de Gironde dans son communiqué du 11 janvier sur ce sujet, « malgré les plaintes récurrentes patronales sur le soi-disant “coût du travail” [...] il est clairement démontré que c'est le coût du capital qui étrangle le travail et maltraite les salariés ».

Elections professionnelles 2018 : Documents réunion du 17 janvier 2017

(UGFF) - mer, 17/01/2018 - 10:21

Vous trouverez en téléchargement les documents présentés aux OS lors de la réunion du 17 janvier 2018.

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Conflit dans la pénitentiaire : il est urgent de trouver des solutions de progrès

(UGFF) - mar, 16/01/2018 - 17:41

L'Union Fédérale des Syndicats de l'État CGT (UFSE- CGT) et la CGT Pénitentiaire apportent leur total soutien aux personnels pénitentiaires en action devant les portes de leurs établissements.

Si ce conflit prend sa source dans l'agression terrible subie par un surveillant de la prison de Vendin le Vieil (Pas de Calais), jeudi soir dernier, il est cependant caractéristique d'une dégradation continue des conditions de travail des personnels pénitentiaires dans leur ensemble.

Pour l'UFSE-CGT et la CGT Pénitentiaire, il est temps de sortir des vieilles recettes qui génèrent les mêmes conséquences : le gouvernement doit répondre aux revendications légitimes en lien avec les conditions de travail, que ce soit notamment sur l'emploi, les missions de service public ou la gestion des détenus radicalisés, au cœur de ce conflit social.

Pour en savoir plus, lire le communiqué UFSE-CGT/CGT Pénitentiaire

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